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Ashti…

Le 12 décembre 2021 mais aussi le 21 Azar 1400,

A 0:45 (heure de Bruxelles) mais aussi à 3:15 (heure de Téhéran),

Ashti Lila Soleil Cybèle est née !


آشتی‌ در سه سکانس بینِ یه عالمه انار به دنیا آمد

شانزده، هفده سال پیش است. تهرانِ سالهای هشتاد. من بیست سالم است. کنارِ شوموینه چنباتمه زدم و غم دنیا را در دلم ریختند. دلیلش را هم آن روزها دقیقا نمیدانم چیست. فقط میدانم افسرده ام. انگار کسی‌ شورِ زندگی‌ را یکهو، مثل زهرِ نیشی از وجودم مکیده باشد و رفته باشد. مثلِ یک دزد. همه چیز میترسانتم: زندگی‌، مرگ، آینده،دست هام، تپش قلبم… چند وقتی‌ میشود که به این حال و روز افتادم و برای یک دختر بیست ساله در تهرانِ آن سالها چیزی که بشود در آن فرو رفت تا این حس پوچی را فراموش کرد پیدا نمی‌شود. دورانِ کودکیْ گذشته و با وعدهٔ یک شکلاتِ وارداتی‌ یا پارکِ ارم نمشود حال آدم خوب بشه. برای همین از کنارِ شومینه تکان نمیخورم. مثل یک مجسمهٔ قدیمی‌ِ باران خورده و زنگ زده و وارفته…. درِ خانه باز میشود. پدرم است که از سرکار برگشته و دست و بالش پر است از میوه‌های رنگارنگ.یکیشان هم انار‌های قرمز. چشم‌هایش مثل همیشه میدرخشد و لبخند بر لب دارد.بوی آهنِ کارگاه و براده و کارِ سخت میدهد. میوه‌ها را میگذرد توی آشپزخانه و با یک انارِ قرمز میاد مینشیند روبروم. حالم بد تر میشود انگار. دلهره میگیرم. از فکر آنکه روزی نباشد عصبی میشوم. دلم می‌خواهد بمیرم. پدرم اما شروع می‌کند به آواز خواندن برایم.لابد فکر می‌کند شاید حالم را بهتر کند. درست فکر می‌کند ولی‌ من سالها طول میکشد بفهمم. صدایش قشنگ است و با تمامِ وجودش برای دخترش میخواند. از دلکش میخواند که همه جای زندگی‌ ماست. میخواند: “پرسون پرسون، یواش یواش، اومدم در خونتون، ترسون ترسون لرزون لرزون اومدم در خونتون…” بعد می‌رسد به آخر آواز:”این دو روزِ دنیا، مثلِ خواب و رویا، گذرونه، با هم “آشتی‌” کنیم، که بهار دوباره گلفشونه”…نای نانای ناینای نای، نای نانای ناینای نای…در آغوشم میگیرد، انار را به دستم میدهد و میرود. آن روز، آن آواز، آن صدا، آن انار و آن کلمات انگار چیزی را در دلم روشن می‌کند، چیزی مثل آشتی

پانزده سال میگذرد…در کردستانِ سوریه “آشتی‌” اسم است. اسمِ پسر و اسمِ دختر. این را در بروکسل میفهمم.آن روزایی که این را میفهمم در کردستان جنگ است. جنگی بی‌ پایان.در کردستان همیشه جنگ است و آشتی‌ در آنجا همْ اسمِ دختر است هم پسر. با خودم فکر می‌کنم چرا در ایران “آشتی‌” اسم نیست؟. بعد یکهو، یاد تهرانِ شانزده هفده سال پیش می‌افتم، آن انارِ قرمز و صدای آواز خواندنِ پدرم: این دو روزِ دنیا

گلنار دارد از تهران تلفن می‌کند. خاطراتِ مشترکمان زیاد است، طوری که در همهٔ سال‌هایی‌هم که همدیگر را نمیشناختیم خاطراتِ مشترک داریم. مثلا همین “دلکش”؛همانقدر که صدایش در خانهٔ ما بود در خانهٔ آنها هم بود. یا خیلی‌ چیزهای دیگر… گلنار با صورتِ خوشگلش اصرار می‌کند: “بگو دیگه! بگو! اسمش چی‌؟”. من که هنوز باور نمیکنم قرار است مادر شوم و فکر میکنم یا اشتباه شده یا دارم خواب میبینم،  به دهانِ گلنار خیره میشوم و می‌بینم که او دارد واقعا این سوال را میپرسد. «اسمش چیه؟!»…میگویم حالا چند روز دیگه هم صبر کن. چیزی نمونده! خودم هم از چیزی که میگویم تعجب می‌کنم. او ولی‌ اصرار می‌کند. با خودم فکر میکنم به او‌نگویم به که بگویم؟. میگویم: «چطوری بگم… بذار… آهان… تو اون آوازِ دلکش رو یادته؟ “پرسون پرسون، یواش یواش؟ یک شاخه گل؟”.توی اونه. اسمش تو اونه…اول سکوت میشود. بعد یکهو اتفاق عجیبی می افتد.با هم شروع می‌کنیم میخوانیمش. یواش یواش. همه را از حفظیم. هم من، هم او. لابد انقدر که مامان بابا‌هایمان خواندنش.کلمه به کلمه جلو میرویم و یک حس عجیب و مشترک توی بدنم بیدار میشود. یک حس که به نظرم خیلی‌ قشنگ می‌رسد.مثلِ حّسِ زمان خواندنِ یه آواز حماسی… میرسیم به آخر آواز. گلنار با چشم‌های کنجکاو و خندانش و یه لبخندِ کوچولو می‌رسد به کلمهٔ “آشتی‌”. آن را دو بار میگوید و مکث می‌کند. بعد به چشم‌های من نگاه می‌کند و میگوید:”آشتی”؟

آشتی‌ به دنیا آمد. “آشتی‌” در روزِ ۲۱ آذرِ ۱۴۰۰ یا همان ۱۲ دسامبرِ ۲۰۲۱ بینِ یه عالمه انار، ۵۰۰۰ کیلومتر دورتر از ایران، نصفش ایرانی‌، نصفش فرانسوی، به این دنیا آمد. به این دنیا که در آن شورِ زندگی‌ هست، انار هست، عشق هست ولی‌ جنگ هم هست

« Ashti” est née en trois actes…

1. Il y a seize ou dix-sept ans, dans le Téhéran des années 80, j’ai vingt ans. Je suis accroupie à côté de la cheminé, tout le chagrin du monde s’est déversé dans mon cœur. Je ne sais pas exactement pourquoi à cette époque. Je sais juste que je suis déprimée. C’est comme si quelqu’un avait soudainement aspiré ma passion de la vie avec une seringue et s’en était allé. Comme un voleur. J’ai peur de tout : la vie, la mort, l’avenir, mes mains, mon rythme cardiaque… Ça fait déjà un moment que je suis tombée dans cet état, et pour une jeune fille de vingt ans à Téhéran dans ces années-là, il n’y a rien dans lequel on pourrait se jeter pour oublier ce vide. L’enfance est partie et, avec elle, la promesse d’un chocolat importé ou d’un jeu au parc. On ne peut plus aller mieux maintenant. C’est pourquoi, je passe toutes mes journées près de la cheminée. Comme une vieille statue sur laquelle il a plu, qui a  rouillé et qui a fini par tomber… La porte s’ouvre. C’est mon père qui rentre du travail. Il sent le fer de son atelier et ses mains sont pleines de fruits colorés. Ses yeux brillent comme d’habitude, et il sourit. Il pose les fruits dans la cuisine et vient poser une grenade rouge vive devant moi. Je me sens pire encore. J’ai peur. Je deviens nerveuse en pensant qu’il ne sera plus là un jour. J’ai envie de mourir. Mais mon père commence à chanter pour moi. Il pense probablement que cela me fera me sentir mieux. Il pense bien, mais il me faudra des années pour le comprendre. Sa voix est belle et il chante pour sa fille de tout son être. Il chante un morceau de la chanteuse Delkash qui est partout dans nos vies. Il chante : « Lentement, tremblant, je viens chez toi, avec une fleur à la main…” Puis il arrive à la fin de la chanson : « ces deux jours de vie vont se passer vite, comme une rêve ; on se réconcilie? Que le printemps arrive bientôt »(In do rooze donya, mesle khabo roya, gozarooneh, ba ham Ashti konim, ke bahar dobareh, golfeshooneh). Il me serre dans ses bras, me donne la grenade et s’en va. Ce jour-là, cette chanson, cette voix , cette grenade et ces mots semblaient éclairer quelque chose dans mon cœur, quelque chose comme « Ashti ». La paix, la réconciliation avec moi-même…


2. Quinze ans ont passé… Au Kurdistan syrien, “Ashti” est un prénom courant. Un prénom pour fille ou pour garçon. A ce moment-là,  une guerre terrible a lieu au Kurdistan. Une guerre sans fin. Je me demande pourquoi « Ashti » n’est pas un prénom diffusé en Iran. Il doit y avoir une raison. Puis tout à coup je me rappelle de moi à Téhéran, il y a seize ou dix-sept ans, cette grenade rouge et la voix de mon père qui chantait : “Ces deux jours du monde…”


3- Golnar m’appelle de Téhéran. Nous avons tellement de souvenirs en commun, y compris ceux des années où nous ne nous connaissions pas. Par exemple, la voix de cette chanteuse Delkash régnait autant dans leur maison que dans la nôtre. Golnar, belle et aimable, insiste : “Dis-moi ! Comment s’appelle-elle ?”. Je ne crois toujours pas que je vais être mère, je pense encore que je rêve. Je regarde la bouche de Golnar et je vois qu’elle pose vraiment cette question : “Comment s’appelle-elle ?! » . Je dis : « Attends encore quelques jours. Tu vas voir ! ». Je suis surprise par ce que je dis. Elle insiste. C’est la première personne, la toute première personne à qui je le dis. Je dis : “Comment pourrais-je te le dire… attends …hmmm… tu te rappelles de cette belle chanson de Delkash  ? “Lentement, tremblant, je viens chez toi, avec une fleur à la main..”. . Son prénom est dedans…. Puis une chose étrange se produit, nous commençons à la chanter tout d’un coup, ensemble, lentement. Elle et moi. On connaît toutes deux la chanson par cœur. Probablement parce que que nos mamans et nos papas l’ont chanté tellement de fois devant nous. Nous avançons mot par mot à mesure qu’un sentiment s’éveille dans mon corps et dans nos coeurs. Une sensation que je trouve très belle,  une chanson épique… On arrive à la fin des paroles. Golnar atteint le mot “Ashti” avec ses yeux curieux et souriants. Elle le dit deux fois, et marque une pause. Puis elle me regarde dans les yeux et me dit : « Ashti » ?…


“Ashti” est née. Elle est née le 21 Azar 1400, et elle est née le 12 décembre 2021, au milieu des grenades et des bips des machines de la salle d’accouchements bruxelloise, à 5000 km de Téhéran. Elle est moitié iranienne, moitié française. Dans ce monde de guerre, il y a aussi la passion de la vie, il y a aussi le rouge vif de la grenade, il y a aussi l’amour et la possibilité d’une réconciliation…

Vida Mehri